
Quelque part en Amazonie.... Dimanche 17 juillet Depart de Quito, journée de merde ! La veille, sort d’une petite turista, mais qui ma laisser 1,5 jour au lit…, l’oubli de ma ceinture portefeuille (argent, carte bleue, billet tour du monde….) a la ferme bio, a 3 h de Quito (9 h d’aller retour)… mais bon, j’arrive le soir a Quito est retrouve Virginia la coordinatrice de projets environnement et social qui me réconforte avec sa sopa – una mama de cuaranta anos llena de enerjia y vida, que me llama Tomacito… Pues, cela etait un samedi… le dimanche toda va bien, je prend le bon bus pour l’Oriente (partie amazonienne de l’Equateur) prêt pour 9h30 de bus !… mais encore un peu fatigue, je ne fais pas gaffe au faux contrôleur de bus !!!!!, et oui, ca existe, et la seule fois ou j’ai un ptit sac pour le trajet au lieu de ma bandoulière… zou, en 2 seconde, plus d’appareil photo…vous connaissez la suite… pour les tofos… La journée continue…, sous la pluie, les 3 dernières heures, je reste accrocher a la fenêtre du bus dans un vague espoir de pouvoir sauter s’il tombe : ils font la course a celui qui prend le plus de passagers et a qui va le plus vite – le problème, c’est qu’il pleut, il freine dans les virages, puis bombent, on est en montagne, a droite un ravin, la route, une nationale est grande comme une communale chez nous…. Bref journée de m…. Arrive a Puyo, deuxième bus pour Puerto Santa Anna, la foret se fait de plus en plus présente, le soleil me dit bonjour. Je marche 6 km jusqu'au Parque Tropical… premier pas en foret. Car la reserve naturelle ne se siteu pas au village. Elle est isolee a 6 km de Santa Anna (comunidad de mas o menos 200 personnes). Je degouline, chaleur, un peu de peur d’avancer dans un milieu ou je ne sais pas ou je vais…Un sifflement continuellement aigu enveloppe l’air et transperce tout : ce sont les cigales d’ici – jour et nuit – le silence n’existe pas. Dimanche toujours, première nuit : 1 h d’installation de moustiquaire – bombe répulsif de Fred partout. Je me couche enfin – je me sens bien après cette journée !comme apaisé par ce plongeon , baigné au cœur de la Selva. L’Amazonie m’apaise – au cœur de la foret, elle m’entoure – LA NATURE – baigné dans 1 élément, 1 tout – court instant, mes pensees sentent ce rapport ou l’homme redevient une partie du tout qu’est le monde vivant… Puis cela change, chaque bruits est inconnu, je me réveille toutes les 20 mn…et 20 mn…… 20/07/09 L’image n’est plus, la photographie de l’instant s’est envolée avec mon appareil, depuis quelques jours maintenant. Quand bien même, il me reste les mots – ces pixels de la vie qui peuvent a eux seul retransmettrent ce que ni photo, vidéo, relatent. C’est a dire le portrait d’une ambiance, un après midi, a Puerto Santa Anna, au cœur de la place – c’est ce que je vais tenter de dresser sur papier. Un décor, une place, donc ici un grand terrain d’herbe et de boue, a la dimension de 2 terrains de foot ; une 15aine de maisons de bois dispersées entourent le centre, circonscrit a l’entrée par 2 bikoks, commerce a l’occasion || Chips fluos, café (du Nestle hyophilise bien sur ! pour un pays producteur), clope, vino (ou plutôt, alcool a 90 et saveur pomme ou fraise, en tetrapack – 0,5 l / pers = mal de tete assure !, mais boisson disponible en todos lados), et tout le nécessaire et superflus occidental… Partout le monde évolue – ces bikoks de nulle part en sont une petite illustration, d’une société monde qui converge et cherche peu a peu sont sens dans la consommation…partout, partout, partout….||. Au fond, une cabane pour faire la chicha, entreposer la bois, réservée au femmes ; dans le prolongement un espace de terre battue ou gît un feu ; puis un hangar sans mur au toit de taule, chape de béton (lieu de rassemblement permanent), qui cotoît, son voisin construit de pousse de bananier pour l’occasion de la fête annuelle. Voilà la place. Dans ce décor, que l’on dirait semblable a d’autre pays et lieux loin des villes, au tout a l’égout, bitume, voiture, il y a toujours 1 chien qui se ballade, s’arrête, se gratte, puis va. Des femmes qui viennent, toujours un gosse a proximité, sur le dos, a quatre pattes, debout. Des femmes, cheveux noirs, scintillants, longs, qui, même si on les croient jeunes , ne sont jamais seules, a croire qu’elles se sont toutes mariées a 17 ans avec un gosse en bandoulière. L’air est humide. Depuis 4 jours je suis ici, j’ai vue le soleil 2 x, pendant 30 mn a cada vez. Un decor de vert et de gris auquel on se fait. Mais revenons a cet après midi et ta cette place. Cette aprem, les femmes continuaient a préparer la chicha – boisson légèrement alcoolisée, a partir de yuca, tubercule blanc, cuit puis pilé dans une grande, grande assiette en bois (formant un parasol ouvert). Elles sont assises sans cette cabane de bois sombre, préparent la chicha pour la fête de la communauté (1 x l’an). On pile, on prend un bout dans la bouche, pile, puis vient le moment ou il faut recracher. Et hop dans la grande assiette, l’air de rien – elles recrachent la yuka mastiquée ! ce qui est rigolo, c’est qu’un enfant passe, et hop, lui aussi, reste a cote ou va jouer avec son truc dans sa bouche et revient remettre son bout… J’ai gouter… force de tradition pour le jour de fête. Les femmes passent inlassablement, une jarre a la main, une coupelle dans l’autre tout autour du hangar sans mur ou est assis la gente, …. Et la coutume veut qu’on ne refuse pas … mais bon, une fois est assez pour mon petit estomac d’européen ! A cote il y a toujours ce feu qui enfume les zieux zieux et narines, et bien sur ne garde pas le même sens. En arrière fond, toute la journée avant que ne commence la fête : de la musique, alternant tempo salsa version d’ici, meringue, cumbia et techno de merde ou remix du tout pareil (genre le « ma i a ou, mai a i »). Cela donne une ambiance décontracte, dans laquelle se prépare la fête. A oui, et y a toujours 1 ou plusieurs gosse ( - ce terme n’est pas du tout péjoratif dans mon écriture- ), se trimbalant et qui la, jouaient a 2 au tracteur pendant que leurs mères répétaient leur danses traditionnelles. Jouent au tracteur par terre, avec terre et boue…. A en croire l’universalité du gamin de 2 ans, tous pareil ici ou la, un peu de terre pour s’amuser et puis voilà. Voyage a Cuyabeno Mala suerte. Je voulais avec Theo, responsable du Parc, queshua, ami, partir en escapade dans un autre type de foret, encore plus éloignée, différente… et ok - pb y avait un amerloc volontaire au parc pour une semaine (péjoratif, car celui la était particulièrement dur a se farcir ! et je reste poli), et bien sur, il a pas perdu l’oreille et s’est joint a l’aventure (avec 2 autres françaises). Mala suerte, car réellement, on a eu des galeres… mais bon !, ce fut une expérience. Partir, 5 jours, seulement avec un peu de bananes, des hameçons, une casserole, bougies et une grande pirogue pour 5. Au menu, bananes tous les jours, mais de 10 000 façons, piranhas frais peches – c’est pas mal !, cœur de palmier fraîchement coupes… Chaque soir, une liane, 3 piquets, une bâche et l’abri de nuit est monte. Dodo direct sur le sol, sous une moustiquaire rapidement posée, en pleine foret, loin de tout… Je m’ y suis tres bien fait !Le jour, pagayer, observer quelques toucans, vols de perroquets, singes noir, arbols de la selva, un ou deux serpents (mais malheureusement, pas d’anaconda.. !). Mais la mala suerte y contribut ! Des escapades dans la selva, comme la découverte d’un arbre de plus 700 ans !… Ce temple de la nature dégage une force et un respect : là, dressé de devant moi, je ne perçois qu’une moitié. Un temple a plusieurs étages – chaque étages ses ornementations (lianes, fleurs, petits arbres dans l’arbre…) - de puissantes racines aériennes (« tablas », stabilisateurs de 3 x ma taille). Là, érigé devant moi, une mémoire vivante qui a traversé plus de 700 ans d’histoire. Là, avec a moi, un profond sentiment de respect, d’humilité et un regard sur mon statut humain et notre prétendu distinction… omnipotence… A si, chez un ami de Theo le soir d’une escale dans sa maison, a peine glisser dans le duvet… son pote commence a grogner dans la cuisine… Theo au quart de tour se leve vers la cuisine, puis moi et… ho… en fait c’était une tarentule qui se promener dans la cuisine… Son pote voulait y mettre fin, mais non Theo, comme a son habitude, l’a pris pépère… Je regrette de ne pas l’avoir mis sur moi… mais sur le coup, en caleçon, ce truc bien velue, grand comme ma main… pour une premiere fois……! oups, c’est impressionnant – même si 3 mn après, j’ai senti que j’aurais du essayer de la toucher – c’était mon moment d’initiation, pour chasser mes peurs … || Le voyage renforce son intuition – enfin, en ce qui me concerne, cela devient une manière de tenir compte de ce qu’on appelle aussi « le felling ». Un petit truc auquel, du fait de l’expatriation en lieux divers et inconnus, on pense quelque fois – entre mysticisme et réalisme de la situation – depuis trois mois déjà, cela s’est « vérifie » a plusieurs reprises (vol, inondations, relations féminines, actes de la vie de tous les jours …), a chaque fois, des indices… que j’ai pris, ou malheureusement non… C’est aussi, ici dans la selva amazonienne une présence forte de ce « felling », instinct… auquel on se fit, ne sachant pas trop pourquoi, comment (lire apres…). || Voyage aller retour, du nord au sud, superbe, en grande partie sur le toit du bus (ce qui est complètement illégal, mais Theo comme nous, avions décidé aventure, aventure…) : gorge, foret pluvial (rain-forest) de montagne a 1900m…. L’esprit de la Selva Que ce soit durant l’aventure a Cuyabeno, le debrousaillement a la machette dans les terrains de bananiers, marcher de nuit, etc…. on sent que la selva est puissante. Replacer l’homme comme partie de la nature, un tout. C’est monnaie courante ici, même après 3 siècles d’évangélisation, la culture et la croyance a l’esprit de la selva est puissant. C’est une pensée cosmologique, au antipode de la notre, ancrée dans un tout, chaque éléments naturels possèdent un « esprit ». Pour ceux que je connais qui ont lu le bouquin de l’anthropologue J. Narby (« Le Serpent Cosmique »), cela ce vérifie (la partie croyance). Ici c‘est un autre monde. Le « si tu as peur, les animaux le sentent » que l’on dit chez nous, est aussi vrai ici, a la différence, que c’est une évidence pour eux, et que les ptits animaux comme los sierpentes ne laissent que qlq minute pour réagir…… Pues, je le sentais et y croyais. Bon, j’étais déjà sensible a cette manière de penser depuis quelques années, un peu éloigné de la pensée matérialiste et technologique occidentale…. Et ici, je l’ai senti encore un peu plus. |